Les sites emblématiques, expliqués
Kirkjufell, Djúpalónssandur et les étapes côtières, expliqués
Ce que vous contemplez réellement à chaque arrêt du car — la montagne, la plage, l'arche et l'église qui composent l'itinéraire essentiel de cette excursion.
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| Étape | Ce que c'est |
|---|---|
| Kirkjufell | Montagne à flancs étagés de 463 m, adossée à sa propre cascade, Kirkjufellsfoss |
| Djúpalónssandur | Plage de galets noirs, quatre pierres de soulevé, ferraille d'une épave de 1948 |
| Arnarstapi | Falaises marines, l'arche de Gatklettur, un sentier vers Hellnar |
| Búðir | Búðakirkja, une petite église en bois noir dressée sur un champ de lave |
Kirkjufell : une montagne qui n'est pas un volcan
Kirkjufell s'élève à 463 mètres aux abords de la ville de Grundarfjörður et est régulièrement décrite comme la montagne la plus photographiée du pays, grâce à sa silhouette conique et étagée si reconnaissable et à la cascade Kirkjufellsfoss, qui se dresse juste devant elle. Bien qu'elle renferme de la roche volcanique et se dresse sur une péninsule façonnée par le volcanisme, Kirkjufell est techniquement un nunatak — un sommet qui dépassait de la calotte glaciaire lors de la dernière glaciation — plutôt qu'un volcan à proprement parler. Elle a également servi de décor à Game of Thrones sous les traits de la « montagne en pointe de flèche » au nord du Mur, un détail dont la plupart des visiteurs reconnaissent la forme avant même de connaître son nom islandais.
Djúpalónssandur : une plage au passé laborieux
Les galets noirs de Djúpalónssandur reposent au sein du parc national de Snæfellsjökull, au pied du volcan, sur le site de l'ancien village de pêcheurs de Dritvík. Quatre pierres de soulevé demeurent sur la plage — Fullsterkur (154 kg), Hálfsterkur (100 kg), Hálfdrættingur (54 kg) et Amlóði (23 kg) — autrefois utilisées pour déterminer si un homme était assez fort pour mériter une place à la rame au départ de ce rivage ; échouer à soulever ne serait-ce que Hálfdrættingur signifiait aucune place dans le bateau. La ferraille rouillée dispersée près du rivage est ce qu'il reste du chalutier britannique Epine GY7, naufragé ici en mars 1948 et délibérément laissé sur place plutôt que déblayé.
Arnarstapi : falaises, une arche et un géant de pierre
Arnarstapi est un petit village de pêcheurs au pied du Snæfellsjökull, connu pour ses falaises marines de basalte, ses colonies d'oiseaux marins et Gatklettur, une arche naturelle de pierre façonnée dans le basalte par l'érosion des vagues et du vent. Une statue de pierre d'environ six mètres au-dessus du port représente Bárður Snæfellsás, figure tutélaire mi-troll mi-humaine de la saga propre à la péninsule — un pan du folklore local plutôt qu'un repère touristique générique. Un sentier côtier relie Arnarstapi au hameau voisin de Hellnar, et les circuits qui respectent leur programme permettent parfois d'en parcourir un court tronçon à pied plutôt que de le contempler uniquement depuis la route.
Búðir : l'église noire sur le champ de lave
Búðakirkja, la petite église noire en bois de Búðir sur la côte sud de la péninsule, possède une histoire véritablement stratifiée plutôt que d'être simplement un vieux bâtiment : d'abord édifiée en 1703 comme chapelle en tourbe par le marchand local Bent Lárusson, démolie sur ordre royal en 1816, reconstruite en 1848 après une campagne menée par une veuve de marchand, Steinunn Sveinsdóttir, contre l'opposition des autorités religieuses, puis reconstruite une nouvelle fois en 1987, en suivant fidèlement les proportions du bâtiment précédent. Ce qui se dresse aujourd'hui, peint en noir avec une porte à liseré blanc, face à un champ de lave autrement désert, est la version que montrent la plupart des photographies.
Hellnar, le petit voisin dont la plupart ne font qu'entrevoir
Hellnar se trouve à une courte promenade côtière d'Arnarstapi et il est facile de le considérer comme le prolongement de la même halte plutôt que comme un site à part entière — un hameau de pêcheurs plus modeste, avec sa propre grotte marine, Baðstofa, et un tronçon plus paisible de ce même littoral de basalte. Les circuits qui disposent de temps parfois laissent le groupe parcourir une partie du sentier entre les deux plutôt que de rouler directement d'un parking à l'autre ; demandez à votre guide le jour même si c'est envisageable.
Pourquoi ces quatre-là, et dans cet ordre
Kirkjufell, Djúpalónssandur, Arnarstapi et Búðir s'alignent grosso modo le long de la Route 54, ce qui explique concrètement pourquoi une seule excursion d'une journée peut couvrir les quatre plutôt que d'avoir à choisir entre eux — la route se charge de les relier. Chacun est en outre un type de site véritablement différent : une montagne, une plage au passé laborieux, une halte de falaises et de folklore, et un petit bâtiment isolé, si bien que la journée se lit comme quatre lieux distincts plutôt que comme quatre versions du même panorama.
Ce que les photographies ne montrent pas
Chacune de ces quatre étapes est très photogénique, ce qui peut gommer la différence que l'on ressent réellement une fois sur place. La plateforme de Kirkjufell est souvent bondée et proche d'un parking ; Djúpalónssandur exige une courte marche sur des galets instables, avec le vent de l'Atlantique en plein visage ; le sentier de falaise d'Arnarstapi est assez tranquille pour entendre les oiseaux marins par-dessus les vagues ; Búðir est la plus petite et la plus sobre des quatre, un bâtiment unique face à une lave déserte plutôt qu'un paysage. Le savoir à l'avance permet de se faire une idée plus juste que les seules photographies.